J’avais effectué quelques recherches sur les origines du « di sott’in su« , technique picturale équivalant au procédé de la contre-plongée en photographie. Andrea Mantegna en est très probablement à l’origine avec le fameux oculus profane de la Chambre des époux de Padoue peint entre 1465 et 1474. Melozzo da Forli n’a réalisé la fresque de la voûte de la Sacristie saint Marc de Lorette qu’à partir de 1477. Mais au-delà de ce qu’en dit Giorgio Vasari, il faudra reconnaître à Melozzo da Forli d’avoir été le premier peintre à oser unir Sott’in su et corps en lévitation, l’envol perspective des corps autour desquels la contre-réforme fondera son identité imaginaire pendant près de trois siècles..

C’est à partir d’une obsession pour le « di sott’in su » qu’est née cette image. J’ai d’abord choisi la forme du Tondo à l’intérieur duquel j’ai représenté des personnages inspirés des sculptures de Giacomo Serpotta. J’ai en réalité appréhendé ce dessin comme une ascension graphique à l’intérieur d’un oculus conclue au final par un élément de frontalité pour briser la perspective et faire surgir un autre espace.

Litanie Lauretanae, crayon et encre sur papier, 40 x 40cm, Paris 2019

Poster of the drawing Litaniae Lauretanae

Poster 55x55cm. Matte Paper. (300dpi)

€50,00

Limited print (25 units) numbered, dated, signed..

Limited print 55x55cm on Beaux-Arts paper, Limited print (25 units) of the drawing Litaniae Lauretanae, numbered, dated, signed. (300dpi).

€150,00